Face à la solidarité, la détermination des travailleurs et travailleuses et de l’intersyndicale CGT/CFDT, la direction du N°1 mondial des dosettes de café (ex-Maison du Café), a été contrainte de négocier et a fini par céder.
Après 16 jours de grève, près de 200 salarié.es, soit 85 % de la production ont campé jour et nuit sur un piquet de grève exemplaire et ont ainsi obtenu une belle victoire :
▪Une augmentation générale des salaires avec un talon minimum de 160 € bruts d’augmentation en 2026,
▪Une prime de 1500 € brut versée sur la paie du mois d’octobre 2025 compensant une partie des jours de grève.
Une prime qui sera aussi versée aux très nombreux et nombreuses intérimaires présent.es depuis le 1er janvier 2025.
Une confirmation : La lutte paye !
Ils n’ont cédé à rien : ni aux pressions, ni au chantage, ni même à l’assignation devant le TJ qui a conduit à la désignation d’un médiateur permettant la poursuite des négociations sans la levée du blocage.
Entre la proposition dérisoire de la direction : 50 € face aux 250 € revendiqués par l’intersyndicale, l’AG des salarié.es en lutte a validé la proposition finale d’une augmentation historique dans l’entreprise.
De plus, ils sont sortis renforcés par cette mobilisation, par la solidarité qui s’est créé sur le piquet de grève entre eux, mais aussi par le soutien de très nombreux militant.es de la CGT venant régulièrement à leur rencontre.
Plus rien ne sera jamais comme avant dans cette entreprise !
Ils ont prouvé que seule l’organisation collective des travailleurs et des travailleuses paye et qu’imposer un rapport de force élevé mène à la victoire !
Cette victoire est une petite victoire contre le capitalisme et une grande victoire à l’échelle de l’entreprise qu’il faut développer de partout.
JDE (Jacobs Douwe Egberts) appartenant à une holding basée au Pays-Bas et à la multinationale Mondelez réalise des profits records, 422 millions d’euros sur les 6 premiers mois de 2025, en reverse aux actionnaires 250 millions en rachat d’action en 2025. Pourtant, JDE Peet’s est bien sûr comme toutes les multinationales, championne de l’évasion fiscale et bénéficie de centaines de millions d’exonérations de cotisations sociales de par sa politique de bas salaires.
Leur combat, c’est le nôtre, c’est celui que l’on doit mener de partout : Celui d’imposer par la lutte une répartition des richesses produites par les travailleurs et les travailleuses.
