RESULTATS FINANCIERS PREMIER SEMESTRE 2026

Lors du CSE extra du 9 septembre 2026, la direction a présenté les résultats financiers du 1er semestre 2026. Sans surprise, ils sont dans la continuité de 2025 : bons, très bons… pour eux. Le résultat opérationnel qui représente la richesse créée par les travailleurs a augmenté de…5300 % et les capitaux propres qui représentent la richesse nette de l’entreprise ont progressé de 5,33 %.

Le premier semestre 2026 ne fait que prolonger la dynamique de 2025, une année déjà marqué par de bons résultats :
• Le CA avait augmenté de 3,6 % pour atteindre 836,4 Millions d’€ (ce qui est un record pour le groupe Fleury Michon)
• Résultat net de 13,6 M€

La productivité est au rendez-vous :

Sur le 1er semestre 2026, les volumes ont augmenté de près de 2300 T avec une baisse de 7500 H travaillées soit 26,32 kg/H S1 2026 contre 24,90 kg/H S1 2025.

Pour rappel, en 2021 il était produit 20,88 kg par heure travaillée (toutes CSP confondues), soit un gain de productivité de +21,27% en 5 ans.

Cette hausse de productivité, c’est du profit arraché directement sur notre dos. On augmente les cadences, on traque chaque seconde “inutile”, on réduit l’effectif pour nous faire produire toujours plus dans le même temps. Conséquence logique : une pression quotidienne, permanente, organisée, qui écrase les salariés.

De plus, alors que depuis 2021, notre force de travail engendre toujours plus de richesses chaque année pour l’entreprise, son coût, lui, ne cesse de baisser. Sur la même période, les frais de personnel sont passés de 23,8% du CA à 21,6 % en 2025. Et cela n’avait pas empêché un meilleur résultat opérationnel courant en 2021 : 14M€.

Tous ces chiffres sont des bonnes nouvelles pour tout le monde (entreprise et salariés) …à conditions que les efforts imposés aux travailleurs soient reconnus.

Or, depuis 2021, selon le cabinet expert mandaté par le CSE (AXIA), le pouvoir d’achat des salariés ne cesse de se dégrader :

Pour un meilleur partage des richesses :

Lors de la réunion, la direction a rejeté la demande de la CGT de reconnaitre le travail des salariés par une augmentation de salaire, jugeant cela non responsable. Toutefois, elle annonce anticiper le versement d’une partie de la prime d’intéressement (jusqu’à 300 € sous condition de présence). Ce n’est qu’un acompte sur une prime qui devra de toute façon être versée en mai 2027.
Qualifier une augmentation de salaire de « non responsable » revient à nier la réalité du travail fourni par les salariés. La responsabilité d’une entreprise, c’est que la richesse produite doit garantir la vie digne de celles et ceux qui la créent et de reconnaître l’effort collectif. La CGT rappelle que la reconnaissance passe d’abord par le salaire, pas par des primes ponctuelles.

Lors des NAO 2026, la direction avait refusé une augmentation de 200 € brut par mois pour tous les salariés jusqu’au coef 350, tout en accordant aux cadres dirigeants une enveloppe correspondant à une augmentation moyenne de 120 € brut mensuel vs 24,57 € brut mensuel pour le coeff 140, soit près de 5 fois plus.

Cela fait maintenant plusieurs années que l’entreprise privilégie les hauts revenus. Selon les chiffres de la direction :

Cette différence de traitement nous amène à cette question : Pourquoi les résultats positifs ne profitent pas à ceux qui les produisent ?

Pourquoi en parler maintenant ?

Parce que les résultats financiers montrent que l’entreprise a les moyens de faire mieux. Parce que les NAO montrent que sans pression collective, les décisions ne vont pas dans le sens des salariés. Parce que chaque travailleur doit savoir qu’il a un rôle réel dans ce rapport de force.

La CGT ne demande pas de “croire” ou “d’adhérer” par principe. Elle propose simplement :
 Des informations claires sur la situation réelle de l’entreprise,
 Une défense collective pour éviter que chacun soit isolé,
 Un espace où les salariés peuvent peser sur les décisions qui les concernent.

Pourquoi se mobiliser ?

Parce que jamais une direction d’entreprise, comme un gouvernement, ne donne sans y être obligé par les salariés (l’exemple historique des congés payés de 1936 le rappelle).

La mobilisation, ce n’est pas “faire la grève tout de suite”. C’est d’abord :
 Se tenir informé,
 Se parler entre collègues,
 Faire comprendre que les injustices salariales ne passent plus inaperçues.

Si nous ne faisons rien, la direction continuera à réduire le coût du travail par notre appauvrissement malgré l’augmentation des richesses produites par notre force de travail.

Vous avez le droit de savoir. Vous avez le droit d’être respectés. Vous avez le droit d’être entendus. Vous avez le droit d’être acteur.

 La CGT est là pour ça. Rejoindre la mobilisation, c’est revendiquer pour conquérir ce qui vous revient.

 Si nous créons la richesse, nous devons en décider la répartition : rien ne changera sans nous et tout devient possible quand nous nous organisons.

RESULTATS FINANCIERS S1 2026

 

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